Salon du livre de Montréal 2013, troisième excursion

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Que de plaisir au Salon du livre aujourd’hui! Plein de belles rencontres et de nouveaux livres à savourer pour le reste de l’hiver! La razzia de la journée : 7 québécois (dont 5 romans et 2 recueils de poésie), 3 romans haïtiens, et une autre chose dont je vous reparlerai plus tard.

Célébrités entrevues aujourd’hui : Guy Latraverse, Françoise David, Danny St-Pierre, Serge Chapleau, Emmanuel Bilodeau, Dominique Bertrand, Marcia Pilote, Kim Thuy.

J’ai par hasard revu Hélène Dorion aujourd’hui, en allant voir la poétesse Germaine Beaulieu que j’avais rencontrée hier mais dont je n’avais pas encore acheté son dernier recueil, Repères du silence. J’y suis donc retournée aujourd’hui. On avait discuté hier que son recueil traitait de la perte d’un être cher et qu’il était dédié à son frère. Elle m’a semblé une personne très humaine et j’ai été frappé par sa douceur.

J’ai assisté à deux autres entretiens d’écrivains avec Gilles Archambault, comme hier. Le premier était Pierre Ouellet, un professeur de littérature de l’UQAM qui est aussi un prolifique auteur. Comme je l’ai trouvé bien sympathique, j’ai acheté un roman, Portrait de dos, et un recueil de poèmes, Buées,  publié aux Éditions L’Hexagone et je suis allée le retrouver au stand des Éditions du Noroît, où se trouvait d’ailleurs Paul Bélanger, poète mais aussi patron du Noroît. Monsieur Ouellet a quand même dédicacé les livres que j’avais achetés et nous avons eu une conversation sur la littérature et sur son travail à l’université.

L’autre entretien était avec Geneviève Damas, invitée d’honneur du Salon, une dramaturge et comédienne belge qui vient de publier son premier roman, avec des discussions sur la différence de possibilités d’expression entre le théâtre et le roman, où bien sûr on a pas besoin de composer avec les contraintes de production et on peut laisser libre cours à l’imagination.

J’ai investigué un peu hier soir sur l’Internet: Jean-Christophe Rufin est un homme tout à fait exceptionnel, médecin, humanitaire, diplomate, écrivain. Il a écrit un livre sur le périple qu’il a fait sur le chemin de Compostelle, même s’il n’est pas croyant. Il en a parlé avec beaucoup d’humour. Ça m’a rappelé une expérience lors de mon dernier voyage en France où mes neveux m’ont fait jouer à un jeu de société pour enfants sur le thème du chemin de Compostelle. J’ai donc acheté le livre.

J’ai aussi assisté à une table ronde sur la question juive à laquelle participait les écrivains Claude Jasmin et André Vanasse. Je suis ensuite allée les rencontrer au stand des Éditions XYZ. André Vanasse a un parcours assez impressionnant mais bien sûr je n’en savais strictement rien cet après-midi… Il m’a exhorté à parler de son livre, La flûte de Rafi, à d’autres si je l’aimais parce que le bouche à oreille est critique pour le succès d’un livre au Québec. Il m’a aussi demandé de lui dire si j’aimais son livre et m’a donné son adresse de courriel.

Claude Jasmin, quant à lui, est un homme plutôt jovial et expressif. Nous avons jasé de son livre de 1975, La petite patrie, que j’ai lu quand j’étais à l’école secondaire. Comme ma mère est juste un peu plus jeune que lui et a grandi dans le même quartier, ce livre racontant la vie de quartier fait référence à beaucoup de personnes telles que les commerçants de l’époque dont ma mère nous avait déjà parlé. À l’époque, ça avait été toute une surprise, parce que dans ma tête, un écrivain n’écrivait pas sur les choses qu’on connaissait mais sur des trucs beaucoup plus exotiques. Son dernier, Anita, une fille numérotée, raconte ses amours avec une jeune juive dans sa jeunesse, à une équipe où l’on ne fréquentait pas des gens hors de son milieu et encore moins des juifs (pas sûr que ça soit si différent que ça de nos jours).

La dernière table ronde à laquelle j’ai assisté portait sur la différence entre l’autofiction et l’imagination et 5 auteurs débattaient du sujet. Certains d’entre eux avaient l’air intéressant, mais ce qui m’a frappé, c’est la prestance et le franc-parler de l’auteure haïtienne Yanick Lahens. Je me suis donc précipitée pour acheter 3 de ses romans.

Suite à cela, j’étais plutôt fatiguée et j’ai décidé de mettre fin à l’aventure Salon du livre de Montréal 2013… super fin de semaine et excellente récolte!

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