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Bilan « lecture et blog » de l’année 2013 / Reading and Blogging Retrospective 2013

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Bilan « lecture et blog » de l’année 2013 (scroll down for English)

Trop rigolo de relire le bilan de l’an dernier et de voir combien différente l’année 2013 a été comparée à ce que j’envisageais. Premièrement, j’ai pris deux cours de littérature sur Coursera qui ont monopolisé beaucoup de temps de lecture. Je n’ai pas été à aucun événement de nature littéraire à part le Salon du livre de Montréal. J’avais acheté un billet pour l’événement du Métropolis Bleu avec Colm Toibin mais j’étais malade (maudite bronchite!) et je suis restée à la maison. Je pensais que nous prendrions nos vacances en France alors que nous sommes allés en Colombie Britannique (pas de musées ou expositions sur des auteurs mythiques)… Et la lecture de mes chers Suédois a beaucoup ralentie.

Tout comme en 2012, le rythme de publication a été assez constant avec 7 billets par mois en moyenne. Ce projet est toujours aussi stimulant et c’est également rester un excellent focus de travail et de créativité en marge de ma  « vraie job ».

Alors grâce au MOOC sur la littérature fantastique et la science-fiction, j’ai évidemment beaucoup lu dans ce genre. J’ai immensément apprécié la lecture de classiques (les H.G. Wells, Frankenstein, Dracula). Vivement les originaux plutôt que les dérivés quelque peu frelatés! J’ai beaucoup aimé lire Dune de Frank Herbert, qui n’était pas un des livres assignés pour le cours, mais que j’ai lu au même moment. J’aurais vraiment dû lire cet auteur à l’époque où je trippais vraiment sur la science-fiction. Je ne sais pas comment j’ai pu passer à côté.

Autres classiques marquants de l’année : un autre Jane Austen, les mystères d’Udolpho et le fabuleux Jane Eyre! Que de plaisirs!

Ma découverte de l’année, sans contre-dit : Sofi Oksanen! J’ai lu les trois romans disponibles en traduction, et franchement du point de vue thématique autant que littéraire, j’ai été charmée. Les histoires sont bien construites, complexes tel que peut l’être la nature humaine, avec des personnages tourmentés confrontés à des situations sans issues, faisant des choix dont les conséquences peuvent soit les sauver (mais à quel prix!), soit les plonger dans la folie. En filigrane, toujours, l’histoire de l’Estonie au 20e siècle, prise en étau dans les grands courants politiques et sociaux de ce siècle mouvementé.

Le top 5 de l’année (plus ou moins en ordre):

  •       Sofi Oksanen, tout ce que j’ai lu
  •       Per Olov Enquist, Une autre vie
  •       J.K. Rowling, The Casual Vacancy
  •       Ann Ward Radcliffe, The Mysteries of Udolpho
  •       Margaret Atwood, Madd Addam

La pile de livres non-lus à la maison est toujours aussi imposante, sinon plus. Bien difficile de me retenir d’acheter ce qui m’intéresse.

Les thèmes de lecture à prévoir pour 2014 :

          Les Haïtiens : Dany Laferrière, Gary Victor, Kettly Mars, Emmelie Prophète, Yannick Lahens

          Les Québécois : Claude Jasmin, Pierre Ouellet, Hélène Dorion, Jocelyne Saucier (3 romans!) et quelques autres

          Les Suédois : surtout P.O. Enquist, Göran Tunström et Lars Gustafsson

          Les bouquins sur la littérature d’Arnold Weinstein de Brown University

          Et les découvertes fortuites, toujours… et quelques classiques, bien sûr.

J’ai aussi acheté les derniers romans de Jonathan Lethem, Eleanor Catton, Claire Messud, Donna Tartt, Joseph Boyden,  et Thomas Pynchon. J’ai aussi en tête d’amorcer une relecture de l’œuvre de Margaret Atwood. On ne s’ennuiera pas. Il y aura bien aussi la saison des prix littéraires, en particulier le Giller Prize, pour venir multiplier les tentations. Et j’ai bien envie de me laisser tenter…

 

Reading and Blogging Retrospective 2013

Rather funny to read the 2013 end-of-year entry and to find out how different things turned out compared to what I was planning. First, I took two lit classes on Coursera and that took up quite a bitof my reading time. I did not attend any literary events except for the Montreal book fair. I had bought a ticket for the Colm Toibin talk at the Blue Met festival but I was sick with bronchitis on that day and had to miss it. I thought that we would vacation in France in the summer but we ended up going to British Columbia instead (which does not boast museums on famous authors)… And the reading of my favorite Swedish authors slowed down quite a bit.

As in 2012, I kept a pretty steady blogging schedule with an average of 7 posts per month. I still find it as interesting and stimulating as ever. It’s also a great break from the more stressful moments of my “real job”.

Thanks to the MOOC on fantasy and science-fiction, I read a lot in that genre. I greatly appreciated the classics (H.G. Wells, Frankenstein, Dracula). I also very much enjoyed reading Dune, by Frank Herbert. It was not assigned for reading in the course but I did feel compelled to tackle it. I should have read this back when I was reading tons of science-fiction; I really don’t know how I missed it.

Other wonderful classics this year: another Jane Austen, the mysteries of Udolpho and fabulous Jane Eyre! What a treat!

The highlight of this year was my discovery of Sofi Oksanen. I read all three novels available in translation, and from both a thematic and literary point of view, I am smitten. The plots are well constructed, as complex as human nature can be, with tortured characters confronted with impossible situations who have to make choices that can either save them (but at what price!), or render them mad. Of course, the history of Estonia in the 20th century offers a fascinating background to all her books.

This year’s top 5 (more or less in order):

  •        Sofi Oksanen, all books
  •        Per Olov Enquist, Une autre vie
  •        J.K. Rowling, The Casual Vacancy
  •       Ann Ward Radcliffe, The Mysteries of Udolpho
  •       Margaret Atwood, Madd Addam

The pile of unread books at home is ever going; very difficult to hold back when I see something I like.

Plans for reading for 2014:

          Haitian authors : Dany Laferrière, Gary Victor, Kettly Mars, Emmelie Prophète, Yannick Lahens

          Quebec authors : Claude Jasmin, Pierre Ouellet, Hélène Dorion, Jocelyne Saucier (3 novels!) and some others

          Swedish authors : mostly P.O. Enquist, Göran Tunström and Lars Gustafsson

          Books on literature by Arnold Weinstein from Brown University

          And of course, serendipitous discoveries… and some classics.

I have also bought the latest books by Jonathan Lethem, Eleanor Catton, Claire Messud, Donna Tartt, Joseph Boyden and Thomas Pynchon. I also intend to start rereading all of Margaret Atwood. No time to get bored. There will also be the literature prize season, in particular the Giller Prize, to add to the opportunity for temptation.

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André Vanasse, La flûte de Rafi

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La quatrième de couverture de ce livre nous dit « Le roman bouscule une croyance répandue à l’effet que les colons venus en Nouvelle-France étaient tous d’authentiques catholiques français. Il remet en question la notion de Québécois pure laine. »

De façon intéressante, André Vanasse nous présente les origines de son ancêtre qui vint s’établir en Nouvelle-France. Quand on parle de l’ancêtre, on veut généralement dire le mâle dont on descend en ligne directe, le point de départ de la lignée paternelle en Nouvelle-France. En général, si on peut l’identifier, on en sait que très peu sur sa vie, et ce qui l’a amené en Amérique du Nord. C’est certainement le cas avec mon ancêtre normand Jean Hérou, arrivé vers 1670. André Vanasse fait donc l’hypothèse, étayée par les recherches documentaires qu’il a faites, sans être pourtant historien, que bien des colons français étaient des juifs converties et que c’était vrai dans le cadre de son ancêtre.

Le romancier bâtit donc un récit à partir des maigres faits connus sur son ancêtre et nous fait voyager, avec lui, à travers l’Europe du 17e siècle. Il spécule sur la vie quotidienne de différentes personnes, les difficultés qu’elles rencontrent ainsi que les rêves qui les habitent. L’ancêtre que nous présente André Vanasse est un juif de Cracovie qui quitte sa ville natale pour tenter sa chance ailleurs et qui doit éventuellement cacher son identité juive pour pouvoir survivre, en particulier suite à son établissement dans la ville de Rouen en France. Éventuellement, son attachement à sa religion est découvert avec des conséquences fatales. C’est son fils, qui fuit la France suite au meurtre de ses parents, qui viendra s’établir en Nouvelle-France.

Je ne chercherai pas à savoir ce qui est plus ou moins probable dans ce récit. Est-il possible qu’un jeune juif de Cracovie en vienne à être l’apprenti d’un marchand fortuné? Aurait-il pu vraiment devenir le bras droit d’un marchand d’art et côtoyer Rembrandt et ses contemporains? Aurait-il pu s’ouvrir une galerie à Rouen suite à son mariage avec une fille de cette ville? Son fils devint-il vraiment un musicien aussi accompli que nous le présente André Vanasse? Les envolées de l’imagination et ce qu’elles permettent, la liberté de concevoir des chemins pleins de promesses autant que d’embûches, sont le propre du romancier. Et celui-ci nous raconte une bien belle histoire, remplie de personnages attachants.

Dans l’épilogue, André Vanasse présente certaines des sources qui l’ont amené à spéculer sur les origines juives de certaines familles québécoises. Les hypothèses sur lesquelles est basé le roman pourraient bousculer certaines idées reçues. André Vanasse nous dit :

J’ai cru comprendre, en parlant du contenu de mon roman à certaines personnes, que cette hypothèse d’une origine juive de premiers arrivants en Nouvelle-France passe infiniment moins bien que pour les autres ethnies. Elle suscite souvent un silence gêné, preuve que le Juif occupe une place très particulière dans imaginaire collectif.

Je crois que nous sommes plus habitués au Québec à voir le Juif en tant que Juif anglophone, homme d’affaire exploitant les masses de travailleurs à son emploi, que d’y penser en tant que colon francophone peut-être converti au catholicisme par souci de survie. Où est-ce seulement ma propre perception, colorée par les commentaires de gens de ma parentée sur les employeurs qu’ils ont eu dans leur jeunesse? Certainement la question de ce que constitue un « Québécois pure laine » est peut-être plus complexe que je ne l’ai jamais pensé. Mais cette hypothèse n’est pas pour moi choquante… L’histoire telle qu’on la connaît est souvent beaucoup trop simplifiée et un certain ajout de complexité ne peut que mieux expliquer la diversité des vies et des événements qui forment au fils du temps « l’histoire ».

Il sera intéressant de lire le récit de Claude Jasmin sur ces amours avec une jeune femme d’origine juive (dans Anita, une fille numérotée). Les deux auteurs étaient d’ailleurs présents lors du dernier Salon du livre de Montréal à une table ronde sur la question juive au Québec.

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/André_Vanasse

http://www.litterature.org/recherche/ecrivains/vanasse-andre-461/

 

 

Salon du livre de Montréal 2013, troisième excursion

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Que de plaisir au Salon du livre aujourd’hui! Plein de belles rencontres et de nouveaux livres à savourer pour le reste de l’hiver! La razzia de la journée : 7 québécois (dont 5 romans et 2 recueils de poésie), 3 romans haïtiens, et une autre chose dont je vous reparlerai plus tard.

Célébrités entrevues aujourd’hui : Guy Latraverse, Françoise David, Danny St-Pierre, Serge Chapleau, Emmanuel Bilodeau, Dominique Bertrand, Marcia Pilote, Kim Thuy.

J’ai par hasard revu Hélène Dorion aujourd’hui, en allant voir la poétesse Germaine Beaulieu que j’avais rencontrée hier mais dont je n’avais pas encore acheté son dernier recueil, Repères du silence. J’y suis donc retournée aujourd’hui. On avait discuté hier que son recueil traitait de la perte d’un être cher et qu’il était dédié à son frère. Elle m’a semblé une personne très humaine et j’ai été frappé par sa douceur.

J’ai assisté à deux autres entretiens d’écrivains avec Gilles Archambault, comme hier. Le premier était Pierre Ouellet, un professeur de littérature de l’UQAM qui est aussi un prolifique auteur. Comme je l’ai trouvé bien sympathique, j’ai acheté un roman, Portrait de dos, et un recueil de poèmes, Buées,  publié aux Éditions L’Hexagone et je suis allée le retrouver au stand des Éditions du Noroît, où se trouvait d’ailleurs Paul Bélanger, poète mais aussi patron du Noroît. Monsieur Ouellet a quand même dédicacé les livres que j’avais achetés et nous avons eu une conversation sur la littérature et sur son travail à l’université.

L’autre entretien était avec Geneviève Damas, invitée d’honneur du Salon, une dramaturge et comédienne belge qui vient de publier son premier roman, avec des discussions sur la différence de possibilités d’expression entre le théâtre et le roman, où bien sûr on a pas besoin de composer avec les contraintes de production et on peut laisser libre cours à l’imagination.

J’ai investigué un peu hier soir sur l’Internet: Jean-Christophe Rufin est un homme tout à fait exceptionnel, médecin, humanitaire, diplomate, écrivain. Il a écrit un livre sur le périple qu’il a fait sur le chemin de Compostelle, même s’il n’est pas croyant. Il en a parlé avec beaucoup d’humour. Ça m’a rappelé une expérience lors de mon dernier voyage en France où mes neveux m’ont fait jouer à un jeu de société pour enfants sur le thème du chemin de Compostelle. J’ai donc acheté le livre.

J’ai aussi assisté à une table ronde sur la question juive à laquelle participait les écrivains Claude Jasmin et André Vanasse. Je suis ensuite allée les rencontrer au stand des Éditions XYZ. André Vanasse a un parcours assez impressionnant mais bien sûr je n’en savais strictement rien cet après-midi… Il m’a exhorté à parler de son livre, La flûte de Rafi, à d’autres si je l’aimais parce que le bouche à oreille est critique pour le succès d’un livre au Québec. Il m’a aussi demandé de lui dire si j’aimais son livre et m’a donné son adresse de courriel.

Claude Jasmin, quant à lui, est un homme plutôt jovial et expressif. Nous avons jasé de son livre de 1975, La petite patrie, que j’ai lu quand j’étais à l’école secondaire. Comme ma mère est juste un peu plus jeune que lui et a grandi dans le même quartier, ce livre racontant la vie de quartier fait référence à beaucoup de personnes telles que les commerçants de l’époque dont ma mère nous avait déjà parlé. À l’époque, ça avait été toute une surprise, parce que dans ma tête, un écrivain n’écrivait pas sur les choses qu’on connaissait mais sur des trucs beaucoup plus exotiques. Son dernier, Anita, une fille numérotée, raconte ses amours avec une jeune juive dans sa jeunesse, à une équipe où l’on ne fréquentait pas des gens hors de son milieu et encore moins des juifs (pas sûr que ça soit si différent que ça de nos jours).

La dernière table ronde à laquelle j’ai assisté portait sur la différence entre l’autofiction et l’imagination et 5 auteurs débattaient du sujet. Certains d’entre eux avaient l’air intéressant, mais ce qui m’a frappé, c’est la prestance et le franc-parler de l’auteure haïtienne Yanick Lahens. Je me suis donc précipitée pour acheter 3 de ses romans.

Suite à cela, j’étais plutôt fatiguée et j’ai décidé de mettre fin à l’aventure Salon du livre de Montréal 2013… super fin de semaine et excellente récolte!

Salon du livre de Montréal 2013, deuxième excursion

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Lors de ma deuxième visite au Salon, j’ai effectivement pu faire dédicacer le nouveau livre d’Hélène Dorion, Sous l’arche du temps. Elle a été très gentille mais elle m’intimide trop pour que je puisse avoir une conversation avec elle.

J’ai aussi pu avoir une brève conversation avec Brigitte Pilote, l’auteure de Motel Lorraine aux Éditions Stanké. Brigitte a grandi dans mon quartier et nous sommes allées à l’école ensemble. De toute évidence, le livre traite du motel où a été assassiné Martin Luther King, mais je n’en sais pas plus, faute de ne pas avoir encore pu commencer le livre. À bientôt, j’espère! C’est une coïncidence que j’aie récemment commencé à lire le livre de Stephen King sur la mort de JFK; on est dans la même période historique.

La première rencontre que j’ai faite en arrivant au Salon est celle des auteurs d’un ouvrage sur l’Inde publié aux Presse de l’université de Montréal : Serge Granger, professeur de science politique à l’Université de Sherbrooke et Karine Bates, professeure d’anthropologie à l’Université de Montréal. Le premier s’emploie à documenter les liens entre le Canada et l’Inde (apparemment qu’Henri Bourassa s’intéressait beaucoup à ce pays) et la deuxième étudie les femmes en Inde du point de vue de l’anthropologie juridique. Je suis sûre que ce livre me permettra de découvrir des aspects de l’Inde que je ne connais pas déjà, étant donné la complexité de cette société. On a eu une conversation agréable et on a pu comparer nos impressions de séjours en Inde.

Célébrités entrevues aujourd’hui : Janette Bertrand, Denys Arcand, Kathy Reichs, Dany Laferrière.

J’ai assisté à deux entretiens d’écrivains avec Gilles Archambault qui animent habituellement ce genre d’activités au Salon. Le premier était en rapport avec mes tentatives d’identifier ce qui pourrait être intéressant en littérature haïtienne. J’ai donc été introduite à Gary Victor qui est en fait un important journaliste et écrivain de ce pays. J’ai donc acheté son dernier roman, un polar. Nous avons eu une très courte conversation; c’était sympa. J’ai aussi acheté des romans d’Émmeline Prophète et de Kettly Mars, ainsi qu’un livre de Rodney Saint-Éloi sur le séisme de 2010. Je vais voir si je fais d’autres acquisitions demain.

L’autre entretien auquel j’ai assisté était avec Jean-Christophe Rufin, dont j’avais déjà entendu le nom mais que je ne connaissais pas. J’ai beaucoup aimé son sens de l’humour. Le livre dont il parlait traitait d’une randonnée qu’il a fait sur le chemin de Compostelle (malgré lui qu’il dit). Il a aussi écrit des romans. Il faudra que j’investigue.

Enfin, je décerne le prix du premier roman au titre inoubliable à Michel Leboeuf pour L’homme qui n’avait pas de nombril. Monsieur Leboeuf était assis à un poste de dédicace au stand de son éditeur et par les hasards de mouvements de foule en ce samedi où le Salon était bien fréquenté, j’ai été prise dans un embouteillage juste en face de lui. Je lui ai donc sourit et dit bonjour. Il y avait une affiche à côté de lui, avec la même image que la page couverture du livre, qui disait « Est-ce que cet auteur à un nombril? » Ça m’a fait rigoler et on a entamé la conversation. Cet auteur est biologiste de formation et œuvre en vulgarisation scientifique. Il a écrit ce roman pour le plaisir et il s’agit d’un roman de spéculation scientifique : Quelles seraient les conséquences de ne pas avoir de nombril? En fait son personnage, n’ayant pas eu de cordon ombilical est devenu incapable de former des liens avec d’autres êtres humains, avec des conséquences bien sûr…

Plus qu’une journée pour profiter de ce superbe évènement!

Salon du livre de Montréal 2013, première excursion

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Alors, j’ai fini de travailler tôt aujourd’hui pour aller faire un tour au Salon du livre et faire une première visite rapide. L’idée, c’est d’y retourner quelques heures samedi et dimanche. Et de se retenir de trop dépenser.

Première impression : c’est un zoo, mais un zoo du livre, c’est quand même pas pire. J’aime bien l’idée d’avoir un pays à l’honneur (Haïti) mais j’aurais aimé voir une présentation quelque peu différente. D’abord, c’est essentiellement un étalage de livres. Pas de panneaux explicatifs, pas d’info sur les figures marquantes de l’histoire littéraire haïtienne. Il faudrait que je fasse toute une recherche en ligne pour m’orienter. Je n’aurais pas besoin de faire ça pour la Suède, mais bon l’Haïti en tant que lieu de production littéraire, je connais très peu. Donc, rien appris aujourd’hui. Et je n’étais pas vraiment en mode « jasage », car l’introvertie a pris le dessus cet après-midi (après tout un avant-midi de meetings au bureau).

J’ai vu un entretien entre Hélène Dorion sur son œuvre poétique et je trouve toujours cette femme aussi fascinante. J’espère pouvoir faire dédicacer son nouveau livre, Sous l’arche du temps, demain. J’avais découvert l’an dernier l’auteure Jocelyne Saucier grâce à son roman Il pleuvait des oiseaux, que j’ai adoré. J’ai acheté ses trois autres romans, Les héritiers de la mine, La vie comme une image, et Jeanne sur les routes, aux Éditions XYZ. Cette maison d’édition offre d’autres titres qui ont l’air bien intéressant.

J’ai aussi acheté deux livres des Presse de l’université Laval et des Presses de l’université du Québec en rapport avec le travail (communication et développement organisationnel) ainsi qu’un livre qui est une analyse sociologique du rapport des adolescents au temps, question de faire un effort pour mieux comprendre la jeune génération.