Carlos Ruiz Zafón, El juego del ángel

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This is the third book of the cycle called The Cemetery of Forgotten Books that I have read, although it was the second one published. So I have not quite read them in the order published but as they are not sequential, it matters very little. I do have the fourth one awaiting my attention on my Kobo; it was published just last year in Spain, but will only come out in English in 2018.

I did not like this third book as much as the other two, or is it that I felt pressed for time reading it? The plot was (as for the others) very, very complex, with a multitude of subplots. If I was to summarize in one sentence, I would say that a very cruel, mysterious man plays with the life of a poor writer, like a cat with a mouse, with negative consequences for many people who cross paths with the writer and for the writer himself who loses everything that a man can lose save his life. It does not end well; there is no redemption for the poor writer and he ends up wandering the earth for 15 years. The final events in the epilogue do not give us any certainly that the future hold peace or happiness for him, only a hint that his torments may never be over.

If you want to get into a book where you essentially watch a character that you get to like from the beginning get flogged daily, then read The Angel’s Game. It is a nasty game.

Reference:

Ruiz Zafón, Carlos. El juego del ángel. Planeta, 2009.

Other things:

https://elpais.com/cultura/2008/04/16/actualidad/1208296805_850215.html

SPAIN BOOK REVIEW: ‘The Angel’s Game’ (El juego del ángel) by Carlos Ruiz Zafón

Camilla Läckberg, Le gardien de phare

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Ça faisait un bon bout de temps que je n’avais pas lu un bon polar suédois et je me suis fait plaisir avec ce livre. Ça s’est terminé sur une vraie surprise pour moi, la trame se révèle lentement. L’auteur raconte en parallèle ce qui semble être des récits complètement déconnectés, avec des personnages qui ne semblent jamais s’être rencontrés les uns les autres. J’aurais peut-être pu me poser plus de questions en chemin et j’aurais peut-être fait des liens plus vite… mais j’ai aimé me laissé porter au fil des évènements, saisir l’atmosphère des différents lieux, me laisser remplir des émotions des différents personnages.

Ce qui sème le plus de confusion, et rend le plus difficile le démêlage de l’écheveau est, comme dans bien de bons romans du même type, qu’on ne peut toujours se fier au narrateur… ce narrateur qui nous raconte comme des faits véridiques des perceptions d’esprits qui ont perdu le contact avec la réalité, même si certaines actions externes du personnage ont l’air tout à fait rationnelles. Mais lorsqu’on nous parle d’êtres qui ont vécu des situations atroces et qui ont souffert au point que leur raison vacille, à quoi peut-on se fier?

La quatrième de couverture nous présente la situation comme suit:

Annie, terrorisée et les mains en sang, s’enfuit vers le seul endroit où elle se sente en sécurité: la maison de vacances familiale, l’ancienne résidence du gardien de phare, sur l’île de Gråskär.

Quelques jours plus tard, Mats Sverin, qui venait de regagner sa ville natale après des années d’absence, est assassiné dans son appartement à Fjällbacka. Quand la police commence à fouiller dans son passé, elle se heurte à un mur de secrets. Avant de mourir, Mats est allé rendre une visite nocturne à Annie, son amour de jeunesse, sur l’île de Gråskär – appelée par les gens du cru “l’île aux Esprits” car les morts, dit-on, ne la quittent jamais et parlent aux vivants…

Erica, quand à elle, est sur tous les fronts. Tout en s’occupant de ses bébés jumeaux, elle enquête sur la mort de Mats, qu’elle connaissait depuis le lycée, comme Annie. Elle s’efforce aussi de soutenir sa soeur victime d’un accident de voiture aux conséquences dramatiques.

Comme bien des quatrièmes de couverture, c’est écrit pour accrocher l’acheteur éventuel et l’exactitude par apport au livre peut en prendre pour son rhume. Erica n’est pas vraiment sur tous les fronts. Elle est en fait étrangement absente, à part pour se promener partout en soufflant derrière sa poussette double. L’enquête est vraiment menée par son policier de mari Patrik et les autres membres de la police locale, et Patrik se démène vraiment beaucoup en dépit d’être à peine remis d’une crise cardiaque.

Évidemment, les questions-clés sont “Qui a tué Mats?” et “Pourquoi?”. Et l’écheveau est bien emmêlé. Et on a au moins deux grosses fausses pistes bien juteuses…

Et plusieurs thèmes intéressants se pointent en cours de route:

  • Le rôle et le fonctionnement des phares
  • La vie sur une île isolée au 19e siècle
  • La présence de l’esprit des morts et leur relation avec les vivants
  • Les finances municipales et les risques des projets de redéveloppement coûteux
  • La difficulté de travailler avec un patron incompétent
  • La violence conjugale
  • La manipulation par des psychopathes et autres déviants
  • Les activités d’affaire qui cache des trafics illicites
  • Le fonctionnement des refuges pour femmes battues
  • Faire le deuil d’un enfant
  • Faire le deuil d’un bébé mort né

En fait, ce livre est tout sauf ennuyant… Il y a une chose qui est traitée de façon très humoristique et c’est la question du patron incompétent. Le pauvre gars qui n’est pas à sa place n’est pas une mauvaise personne. En fait, on nous montre pourquoi et comment il est apprécié par sa famille. Mais au travail, il fait gaffe par dessus gaffe, une erreur n’attend par l’autre. Les autres thèmes sont traités de façon plus nuancée.

Référence:

Läckberg, Camilla. Le gardien de phare. Collection Babel Noir, Éditions Actes Sud, 2013.

Autre chose:

http://www.gala.fr/l_actu/culture/le_gardien_de_phare_de_camilla_laeckberg_un_polar_terrifiant_293644

http://www.gala.fr/l_actu/culture/le_gardien_de_phare_de_camilla_laeckberg_un_polar_terrifiant_293644

http://www.esperluette-blog.fr/le-gardien-de-phare-camilla-lackberg/

 

Sofi Oksanen, Baby Jane

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Ce livre a été publié en finlandais en 2005 et traduit en français en 2014. Cette traduction du deuxième roman de l’auteur est donc subséquente au grand succès de sa troisième oeuvre, Purge. C’est le livre que j’ai le moins aimé jusqu’à maintenant et j’espère que son nouveau roman, Norma, me plaira davantage.

Les commentaires parus dans des périodiques rapportés en quatrième de couverture disent: “Oksanen explore les ressorts de la jalousie. Un roman sensible, sur la difficulté de l’amour”; “Un tableau poignant de l’homosexualité féminine”; “Oksanen, d’une écriture charnelle, nous livre un roman au goût aussi amer qu’un Valium qu’on laisserait fondre sous la langue.”

Heu… pas tout à fait d’accord avec ces énoncés. Oui, on y parle de jalousie, mais on en explore pas vraiment les causes et le mécanisme de développement, peut être un peu les conséquences, mais pas toutes. Je ne suis pas sûre qu’on y parle d’amour, mais plutôt de dépendance affective ou de désir physique qu’on a besoin d’assouvir. Les personnages principaux sont certes des femmes homosexuelles, mais comme elles sont toutes affligées de désordres psychologiques, le tableau n’en est pas un sur l’homosexualité féminine, mais sur la sexualité trouble de femmes troublées. Enfin, le troisième énoncé emprunte l’image du Valium qui fond sous la langue au livre, et l’écriture du livre n’est pas si charnelle que ça, faisant plutôt état de la solitude profonde qui habite chacun des personnages.

On pourrait croire qu’il s’agit de l’histoire de la relation entre deux lesbiennes et du cercle social qui les entoure. Tous les personnages semblent être affligés d’un trouble mental: dépression, anxiété, ou phobie. En fait, je me représente plutôt avec l’image abstraite de particules qui flottent dans un champ énergétique, les impulsions énergétiques venant en partie des multiples intrants chimiques qu’utilisent les particules (alcool, antidépresseurs, anxiolytiques, etc.). À la fin, deux des particules s’échappent du champ qui les maintenait en place… et cette fin n’est pas heureuse.

Ce livre est très profondément triste. J’ai failli en abandonné la lecture à la moitié, mais je suis contente d’avoir pu le finir et d’en connaître la fin, parce que je me demandais où l’auteur aller amener cette histoire. La spirale ne pouvait que descendre et on ne pouvait attendre une fin de conte de fées.

Des quatres romans de Sofi Oksanen, j’ai préfére ceux qui présentent une fresque historique (Purge, Quand les colombes disparurent). J’ai hâte de voir ce qu’elle nous offre avec Norma.

 

Référence:

Oksaken, Sofi. Baby Jane. Éditions Stock, 2014. [2005 en finlandais]

Autre chose:

http://www.lemonde.fr/livres/article/2014/05/15/mal-etre-d-une-jeune-femme-moderne_4418727_3260.html

Danny Gregory, An Illustrated Journey

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I mentioned this book when discussed a variety of inspiring resources for sketching. I have now read it cover to cover, pored over the drawings, watercolours, and journal pages loaded with notes and comments about places, and I love it! It showcases the travel journals of a number of people and each of them talks about how they started sketching, how it affects the way they travel and what they see and hear when they are on site, the kits they carry while travelling (most frequent advice: travel light!). All super fascinating.

In his introduction, Danny Gregory writes:

When we document a journey in a sketchbook, we discover the difference between vacationing and traveling; we become adventurers, discovering new worlds through a thousand tiny details. Unlike those who hide behind a pudgy mystery novel and a piña colada while plopped in a poolside lounge chair, the travel journal keeper clears his mind, refreshes his eyeballs and builds a cache of enduring memories.

Almost everyone in this book agrees. Drawing while traveling has made them more deeply in love with both, has rekindled their love of sketching and has made travel something they plan for and look forward to for years.

I don’t want to put down people who like to read mystery novels on vacation (heck, I do that too!), but sketching has added a whole new side to the experience of traveling for me. And it is something I don’t ever want to lose. It has also added renewed pleasure in the discovery or rediscovery of the area I live in. I have always liked to do “tourist days” around Montreal. Now I do it with a sketchbook in hand. I see so many things differently. Houses, parks, whole neighborhoods, local business, people walking down the streets and stopping by for a chat with acquaintances, hidden gems in unexpected places.

The book includes some sketchers whose work I like and already knew, such as Liz Steel and Pete Scully. I have been introduced to others whose sense of colour just bowls me over, or with an ability to convey the energy of scene with minimal lines, or on the opposite end of the spectrum, show idiosyncratic details that maybe only they perceived. I will most likely go back to this book for inspiration.

References:

Gregory, Danny. An Illustrated Journey: Inspiration from the Private Art Journals of Traveling Artists, Illustrators and Designers. How Books, Blue Ash, OH, 2013.

Other things:

http://www.dannygregory.com/

http://lisacongdon.com/blog/2015/05/danny-gregory/

Urban Sketchers, juin 2017

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Maxime Olivier Moutier, Marie-Hélène au mois de mars

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Maxime Olivier Moutier, Marie-Hélène au mois de mars

Ce roman d’amour est déconcertant. Ou peut-être le fait qu’il s’annonce comme un roman d’amour l’est. Quelle image avons-nous habituellement du roman d’amour? Le roman à l’eau de rose, le roman sentimental visant un public essentiellement féminin, le roman Harlequin? La définition de linternaute.com nous dit “roman dans lequel l’amour est au centre de l’intrigue”. On sort un peu du stéréotype sentimental. Mais je ne peux m’empêcher de penser que l’étiquette de “roman d’amour” pour ce livre est plutôt ironique.

Je dirais que le centre de l’intrigue est la maladie mentale du protagoniste/narrateur. L’apparition de cette maladie aurait pu être précipitée par les difficultés de la vie amoureuse du narrateur ou les difficultés qui apparaissent dans la vie amoureuse du narrateur sont peut-être dues à une faille ou une faiblesse psychique préexistante. Une brève mais intense relation entre Marie-Hélène et le narrateur se solde par une tentative de suicide de ce dernier, qui cause son internement dans un hôpital psychiatrique. On ne parle nulle part de diagnostique ou de traitement et on ne voit que le point de vue du narrateur, quelques fois en un flux d’idées et d’images sans suite.

La notion de “roman” est aussi mise en cause. Le livre commence par une note de l’auteur:

Près des deux tiers de ce récit furent écrits alors que j’étais interné à l’hôpital Saint-Vincent-de-Paul de Sherbrooke. C’était en 1995. J’avais vingt-trois ans. À cette époque, la mort était partout. J’ai écrit ces pages en état d’urgence, sans compromis, comme  pour dire une dernière chose avant de mourir, définitivement. Le jour où elles seraient lues, j’aurais disparu. Comme un mot d’adieu.

Il dit plus loin:

Sur du papier, je n’aurai fait que mettre les mots qui me venaient; les mots d’une histoire qui a fait ma vie. Sans me soucier de relater les intentions réelles des personnes dont je parle. Je ne m’excuse donc pas: c’est de la fiction. C’est de l’écriture.

Alors, on peut penser que l’histoire que nous raconte le narrateur est basée sur des événements de la vie de l’auteur, comme il les a perçus, très subjectivement, sans recherche sur la “réalité objective” de la situation, ce qui en fait donc de la fiction. Donc, roman d’amour!

Référence:

Moutier, Maxime Olivier. Marie-Hélène au mois de mars. Marchand de feuilles, 2016. [Triptyque, 1998]

Autres choses:

https://voir.ca/livres/1998/12/10/marie-helene-au-mois-de-mars-le-maitre-des-desillusions/

http://www.ledevoir.com/culture/livres/478059/l-impudeur-d-un-livre-culte

https://www.erudit.org/fr/revues/lq/1999-n96-lq1187431/37480ac.pdf

Mes croquinotes

Deni Ellis Béchard, Into the Sun

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While this is a novel and not a memoir or biography, this book provides an interesting window into the world of expat workers and consultants in troubled areas of the world. It illustrates the tension between staying safe and experiencing life in the new place, as well as the various motivations that draws people to these places. It maybe a missionary streak, a need to challenge oneself, a desire to help, or the drive to profit from the situation.

The first paragraph instantly conveys the mood of the setting:

Winter was premonition. We know something was going to happen. We saw it in the desolation and poverty, the gusting indeterminate scraps, the men pushing trash carts, their figures like engravings of the plague, heads wrapped in tattered keffiyehs; or the smog of traffic, wood fires, and diesel generators – the effluvium of four million souls desperate to heat concrete and earthen homes – mixing with dust in the thin, chill mountain air and hanging over the city in blunt journalistic metaphors: shrouds, palls, and, of course, veils. Snow fell, churned into mud that rutted and froze. Pipes burst. Handy men returned to our doors, grim and extortionate, like doctors.

Kabul in winter is inhospitable to most of its inhabitants. For expats, there is the addition of the fears of this foreign environment, the feeling of being a target for the sole reason of being different or being perceived as an unwanted intruder in a complex, fraught situation.

The story is told by five voices: a Japanese writer, an American teacher, an American security contractor, a Canadian lawyer, and an Afghani youth. They all become linked in the story, so some of the events are told from different points of view, which slowly reveal the design behind an event that might originally have been thought to be accidental…

What surprised me in the book is the relative absence of organized armed forces or peace keeping and the heavy presence of private security contractors.

This book was very satisfying in the way scenes and action combined with description to make the setting come alive. I could really see, in my head, the settings and actions moving along with great clarity as if seen through the eyes of the narrator.

 

Reference:

Béchard, Deni Ellis. Into the Sun. House of Anansi Press, 2016.

Other things:

http://www.quillandquire.com/review/into-the-sun/

https://blogs.brown.edu/litr-0710-s01-spring-2017/2017/02/01/the-novel-as-device-in-deni-ellis-bechards-into-the-sun/

https://www.theparisreview.org/blog/2016/09/08/before-the-blast/

Guides pour découvrir Montréal et trouver des endroits où aller dessiner

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Je ne manque pas d’idées pour trouver des choses à dessiner, ou j’ai tendance à dessiner ce qu’il y a droit devant moi (comme la vente de garage de mon voisin samedi dernier), mais j’aime quand même pouvoir explorer la région et en profiter pour croquer ce que j’y trouve.

Il y a toujours les guides touristiques qu’on retrouve dans les centres Infotouriste. J’ai fait une visite à celui du centre-ville de Montréal et j’en suis ressortie avec de multiples pamphlets que je garde maintenant à la vue dans mon bureau:

  • 50 musées de Montréal
  • Les guides officiels de Montréal, de la Montérégie, de l’Estrie, des Laurentides et de Lanaudière

Je suis aussi tombée sur les livres suivants dernièrement:

  • Nancy Dunton et Helen Malkin, Guide de l’architecture contemporaine de Montréal. 2e édition. Les Presses de l’Université de Montréal, 2016.

Par quartier, on y présente des bâtiments et endroits publics qui ont une particularité au niveau architectural et qui sont accessibles par les transports en commun. On souligne la présence de plusieurs ensembles récents au caractère novateur. Il ne s’agit donc pas d’un guide qui reflète l’histoire de l’architecture de la ville, mais d’une série de vignettes sur ce qui a un intérêt en ce moment. Le livre possède trois index: un par nom de lieu ou de bâtiment, et ainsi qu’un index des architectes et un index des types de bâtiments. Le livre contient de bonnes photos, surtout des vues d’ensemble ainsi que quelques photos de détails. Pour moi, ce qui sera intéressant sera de trouver des points de vue stimulants pour le dessin.

  • Philippe Renault. Montréal insolite et secrète. Éditions Jonglez, Paris, 2014.

Quoique ce guide contienne beaucoup d’endroits qui se retrouveraient dans une guide touristique standard, on y trouve quelques surprises intéressantes pour le dessin…

J’ai aussi deux  autres livres moins récents, mais quand même intéressants:

  • Hélène Laperrière, Promenades montréalaises. Fides, Montréal, 2003.

Ce livre est écrit par une urbaniste. Comme pour les deux guides déjà mentionnés, celui-ci est organisé par quartier. L’auteur s’intéresse à la géographie urbaine ainsi qu’à son tissu social. Elle nous fait découvrir la ville sous un autre angle. Bien sûr, certaines parties de la ville ont bien changées depuis 2003, mais ce guide est encore très valable.

  • Un guide Ulysse 2000 – 2001 de Montréal

Je suppose que beaucoup d’information sur l’hébergement, les restaurants, bars et commerces donnée dans ce livre n’est plus valide, mais pour l’information de nature historique et architecturale, ça tient la route. On propose 17 circuits à faire à pied et un autre à faire en voiture vers l’ouest de l’île.

Cet après-midi, j’avais une rencontre au centre-ville qui finissait vers 16h00. Je suis allée au Dorchester Square pour dessiner ensuite. J’ai trouvé un banc à l’ombre à l’arrière d’une statue représentant un soldat avec un cheval et je m’y suis mise… Le soldat a disparu de la statue et le cheval n’a pas tout à fait la même pose. J’ai aussi rencontré, Sharon, une femme âgée d’Edmonton qui traversait le Canada en voiture et on a eu une longue discussion sur les choses à voir au Canada. Les rencontres que je fais quand je dessine dans des endroits publics sont souvent très sympathiques.

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Gyrđir Elíasson, Les excursions de l’écureuil

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Gyrđir Elíasson n’est pas très grand, mince, le teint pâle, dans la cinquantaine, et il parle tout doucement quand il lit des extraits de son oeuvre en islandais. Il est un auteur prolifique reconnu dans son pays et un traducteur d’auteurs américains en islandais.

Ce livre, Les excursion de l’écureuil, est nouvellement traduit en français mais est son premier roman, qui a été publié en islandais en 1987.

Le livre est très court et je l’appellerais un conte plutôt qu’un roman. Au début, on accompagne un jeune garçon dans son quotidien et puis, il part à l’aventure et l’imaginaire prend le pas sur le réel. Qui est cet écureuil en excursion?

L’écriture est à la fois limpide et fragmentée, le reflet d’un très courte période d’attention, comme pour un enfant ou un écureuil.

La première phrase: “Des soleils de rêve me réveillent et l’espace d’un instant, je ne suis pas sûr d’être dans ce monde ou dans l’autre.” Cela nous donne tout de suite un indice sur le va-et-vient que le lecteur vivra entre la réalité et l’imaginaire.

J’ai lu ce livre avec plaisir, un moment d’émerveillement dans une semaine occupée.

J’ai rencontré l’auteur dans le cadre d’une soirée littéraire Québec-Islande à la Librarie Port-de-tête.

Référence:

Elíasson, Gyrđir. Les excursions de l’écureuil, Éditions La Peuplade, Chicoutimi, 2017.