Jules Verne, Vingt milles lieues sous les mers

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On peut supposer ne pas avoir besoin de raconter ce qui se passe dans Vingt milles lieues sous les mers, mais qui de nos jours a vraiment lu ce classique, dans sa version originale ou dans une version jeunesse, ou bien encore dans une version cinématographique ou en dessins animés… Pour autant que je l’aie vu maintes fois sur des tablettes de bibliothèques, je ne l’avais jamais lu. Quand j’ai lu All The Light We Cannot See d’Anthony Doerr, j’ai été fasciné par l’intérêt de la jeune héroïne aveugle Marie-Laure pour les aventures sous-marines de Pierre Aronnax. Elle lit cette histoire en Braille et l’imagination fait le reste… Elle garde de cette lecture un intérêt immense pour la vie marine, les animaux marins et les coquillages. Elle en fera même plus tard son métier et sa passion, tout comme son héros Pierre Aronnax.

Le récit de Jules Verne commence avec la description d’un objet marin étrange, plus gros et plus rapide qu’une baleine, parfois phosphorescent et donc le comportement dépasse l’entendement.

L’année 1866 fut marquée par un événement bizarre, un phénomène inexpliqué et inexplicable que personne n’a sans doute oublié. Sans parler des rumeurs qui agitaient les populations des ports et surexcitaient l’esprit public à l’intérieur des continents les gens de mer furent particulièrement émus. Les négociants, armateurs, capitaines de navires, skipper et masters de l’Europe et de l’Amérique, officiers des marines militaires de tous pays, et, après eux, les gouvernements des divers États des deux continents, se préoccupèrent de ce fait au plus haut point.

En effet, depuis quelques temps, plusieurs navires s’étaient rencontrés sur mer avec “une chose énorme” un objet long, fusiforme, parfois phosphorescent, infiniment plus vaste et plus rapide qu’une baleine.

Suite à plusieurs incidents intrigants, incluant des dommages inexplicables à la coque de plusieurs navires, on monta une expédition pour aller à la recherche du phénomène. Pierre Aronnax, un scientifique français expert des grands fonds marins qui se trouvaient par hasard en voyage d’étude aux États-Unis est invité par le gouvernement américain à se joindre à l’expédition à son départ de New York. Il ne peut refuser cette offre et monte à bord du Abraham-Lincoln.

L’Abraham-Lincoln vogue dans l’océan Indien quand il rencontre “la chose”. Suite à un choc provoqué par une collision entre le navire et “la chose”, Aronnax, son valet, et un baleinier canadien colérique canadien du nom de Ned Land se retrouve à l’eau. Suite à quelques péripéties, ils se réfugient sur la partie émergente de “la chose” qui s’avère être un sous-marin fabriqué en tôle, mais sans ouverture apparente. Lorsqu’une ouverture s’ouvre, ils sont saisis par un groupe d’hommes qui les enferment dans une salle dont ils ne peuvent s’échapper. Ils en seront éventuellement libérés et rencontreront l’étrange capitaine Némo, maître à bord. Celui-ci les assure de son hospitalité mais leur annonce aussi qu’ils ne pourront jamais quitter le bord du Nautilus. Quoique Pierre Aronnax manifeste un certain intérêt pour l’opportunité d’étudier les fonds marins qu’offre cette aventure à bord d’un sous-marin, il en est tout autrement pour Ned Land, qui cherchera tout au long de l’aventure, la moindre opportunité de fuir. Durant plusieurs mois, ils vogueront d’un océan à l’autre, explorant divers mystères des océans terrestres.

Un des éléments les plus étonnants du Nautilus est sa bibliothèque, un trésor que le capitaine Némo transporte avec lui sous les mers, contenant ce qu’il considère les connaissances essentielles du monde.

De hauts meubles en palissandre noir, incrustés de cuivres, supportaient sur leurs larges rayons un grand nombre de livres uniformément reliés. Ils suivaient le contour de la salle et se terminaient à leur partie inférieure par de vastes divans, capitonnées de cuir marron, qui offraient les courbes les plus confortables. De légers pupitres mobiles, en s’écartant ou se rapprochant à volonté, permettaient d’y poser le livre en lecture. Au centre se dressait une vaste table, couverte de brochures, entre lesquelles apparaissaient quelques journaux déjà vieux. La lumière électrique inondait tout cet harmonieux ensemble, et tombait de quatre globes dépolis à demi engagés dans les volutes du plafond. Je regardais avec une admiration réelle cette salle si ingénieusement aménagée, et je ne pouvais en croire mes yeux.

Cette bibliothèque contient douze milles volumes.

Livres de science, de morale et de littérature, écrits en toute langue, y abondaient […] Détail curieux, tous ces livres étaient indistinctement classés, en quelque langue qu’ils fussent écrits, et ce mélange prouvait que le capitaine du Nautilus devrait lire couramment les volumes que se main prenait au hasard.

Parmi ces ouvrages, je remarquai les chefs-d’oeuvre des maîtres anciens et modernes, c’est-à-dire tout ce que l’humanité a produit de plus beau dans l’histoire, la poésie, le roman et la science, […] Mais la science, plus particulièrement, faisait les frais de cette bibliothèque; les livres de mécanique, de balistique, d’hydrographie, de météorologie, de géographie, de géologie, etc., y tenaient une place non moins importante que les ouvrages d’histoire naturelle, et je compris qu’ils formaient la principale étude du capitaine.

Pierre Aronnax aura amplement l’occasion d’utiliser cette bibliothèque lors de son séjour sur le Nautilus. Mais il vint un moment où, après avoir passé des mois dans cette boîte de conserve sous-marine, que même le studieux Aronnax aura envie de retrouver le monde des hommes et les trois compères saisir une occasion de s’acheminer vers l’embarcation amovible qui permettait les excursions à l’extérieur du Nautilus. Au même moment, le Nautilus fut pris dans les courants violents du maelstrom qui sévit près des côtes de Norvège. Alors que le Nautilus y fut entraîné, l’embarcation légère y échappa et les trois compères furent recueillis par des pêcheurs des îles Loffoden. En fait, personne ne sait ce qui est vraiment arrivé au Nautilus et ses occupants.

Je n’ai pas parlé des multiples aventures et découvertes insolites décrites dans le livre… Jules Verne vaut toujours la peine d’être lu.

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