Marguerite Andersen, La mauvaise mère

Standard

Dans un style très épuré, ce touchant mémoire relate la vie mouvementée d’une mère qui se raconte, questionne les choix de vie qu’elle a fait, et se questionne sur l’impact que ces choix ont eu sur les autres, surtout sur ses enfants. Le titre renvoie aux images que nous pourrions avoir de ce qu’est une “bonne mère”, de ce qu’on attend d’une mère dans la société, soit l’altruisme, le dévouement, l’abnégation même… Ça me rappelle le titre du mémoire de maîtrise d’une étudiante de sociologie qui parlait de la “good-enough mother”, la mère assez bonne, sans aller jusqu’à l’extrême de la bonne mère… Qu’elle est donc cette construction sociale de la bonne mère?

Marguerite Andersen fait donc étalage de ces manquements, de ces absences à ses enfants, à ce qu’elle a considéré des abandons. Elle écrit en vers libres plutôt qu’en prose, partageant ses impressions des différents moments de sa vie plutôt que de se lancer dans de longues explications. Elle nous fait aussi part d’une vie riche, bien remplie, de bons moments avec sa famille, ses enfants, d’études stimulantes, de travail, d’écriture, de moments plus difficiles, de solutions imparfaites à ses difficultés. À déjà quatre-vingt-dix ans, elle en a vécu des choses…

Référence

Andersen, Marguerite, La mauvaise mère. Éditions Prise de parole, Sudbury, 2013.

Advertisements

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s