Soirée littéraire à la Librairie Paulines, avec Célyne Fortin et Julie Stanton (publiées aux Éditions Les heures bleues)

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La salle multifonctionnelle au sous-sol de la Librairie Paulines sur la rue Masson s’impose comme lieu sans pareil pour ces soirées littéraires si agréables qui nous permettent de découvrir non seulement les écrits des auteurs qu’on y met en valeur, mais aussi leur personnalité et leur voix propre. Il n’y a rien de tel que d’avoir entendu un poète lire de ses propres œuvres pour les lire ensuite différemment, habité par la voix même de leur créateur.

Julie Stanton a présenté son recueil Mémorial pour Geneviève et autres tombeaux écrit suite au décès de sa fille Geneviève, morte de la sclérose en plaque à 50 ans et qu’elle a accompagné tout au long de la maladie. Ce recueil décrit un voyage au pays des morts pour retrouver Geneviève, son esprit, sa force, son sourire. Julie Stanton a finit sa lecture des extraits qu’elle avait choisies la voix brisée par l’émotion et les larmes aux yeux. Tous dans la salle ont été touché par sa démarche et par sa capacité à partager son désarroi de mère face à la perte de son enfant. Ce voyage au pays des morts lui permet de transformer cette perte en une nouvelle rencontre, en une nouvelle présence de sa fille auprès d’elle.

Célyne Fortin offre une démarche différente dans Wabakin ou Quatre fenêtres sur la neige. Les textes et les dessins de ce recueil ont été créés entre 2008 et 2013, le plus souvent lors de voyage hivernal de Célyne Fortin dans sa ville natale de La Sarre en Abitibi (Wabakin est un nom donné à cet endroit par les autochtones). L’auteur a lu la troisième partie du recueil ou « troisième fenêtre » qui nous parler de la neige lors d’un printemps tardif en 2011, de la beauté de la neige, mais aussi de l’exaspération de l’auteur et de sa sœur fasse à cet envahissant phénomène qui semble ne par avoir de fin. Elle y décrit non seulement l’apparence de cette neige qui s’éternise mais aussi le comportement des flocons, de façon très visuelle et fréquemment humoristique. Célyne Fortin montre son origine d’artiste visuelle dans sa capacité à décrire les choses. On a décrit sa poésie comme une poésie du regard.

Le livre de Julie Stanton est illustré de photos prises à l’Île aux Grues par le mari de l’auteur. Le livre en devient donc plus un texte, mais un bel objet où se conjuguent la parole et l’art visuel. Célyne Fortin construit ses livres autour d’éléments visuels et textuels également, et dépendamment des œuvres, le point de départ peut être un type d’élément ou l’autre. Wabakin contient un élément visuel ludique et peut faire office de « flip book » pour regarder successivement 13 dessins d’un banc de neige évolution constante faits par l’auteur au printemps 2010 dans son cahier d’écriture. Ses dessins accompagnent l’extrait mentionné plus haut, la troisième fenêtre.

L’évènement a été animé de main de maître par Louise Dupré.

http://www.heuresbleues.com

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