Célyne Fortin et Paul Bélanger à la Librairie Paulines le 31 janvier 2013

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Jeudi dernier, je suis allée à la conférence des Jeudis littéraires à la Libraire Paulines. Nous avons eu droit à un événement très intéressant, combinant la réflexion sur le travail de poète et le travail d’éditeur de poésie. Célyne Fortin, co-fondatrice des Éditions du Noroît avec son mari René Bonenfant, ainsi que Paul Bélanger, président des Éditions du Noroît depuis 1991, se sont entretenu avec Louise Dupré.

Cet entretien a été enregistré et sera diffusé sur Radio Spirale sur le web.

Ils ont discuté de l’histoire de la maison d’édition, de plaisir qu’ils ont à faire un travail d’accompagnement des créateurs et le souci de continuité qui guident les choix qu’ils font.

Ils ont aussi discuté de la relation entre leurs activités de poètes et d’éditeurs. Paul Bélanger a parlé de mettre l’écriture en veilleuse dans son rôle d’éditeur, de se mettre en retrait, d’être à l’écoute de l’auteur et apprécier une écriture autre que la sienne, avec une esthétique différente. Il parle du processus d’accompagnement d’un auteur comme d’un dialogue à long terme, qui permet « la mise en crise du texte », en posant des questions qui permettent à l’auteur de cheminer et à l’œuvre de mûrir.

Ils ont aussi parlé de leur propre œuvre. Célyne Fortin décrit comment elle écrit au « je », une écriture pulsionnelle, sans retenue et sans pudeur, où la pensée passe par le cœur. Paul Bélanger dit garder une plus grande distance entre l’auteur et l’énonciateur du texte et avoir une approche plus cérébrale. Il dit aussi que tout auteur est l’auteur d’un seul livre, qu’il y a une continuité des obsessions qui se métamorphosent dans le temps.

Ont suivis des lectures de parutions récentes, avec rappels, au grand plaisir du public.

 

Références :

Bélanger, Paul. Replis, chambre de l’arpenteur. Éditions du Noroît, Montréal, QC, 2012.

Fortin, Célyne. Femme infrangible, poème (1982-2008). Éditions du Noroît, Montréal, QC, 2012. (choix et préface de Jean Chapdelaine Gagnon)

 

Voir l’article suivant sur les vingt ans de Célyne Fortin et René Bonenfant au Noroît :

http://www.erudit.org/revue/urces/1991/v/n33/025674ar.pdf

Et le site de la maison :

http://www.lenoroit.com

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