Blanche et Marie, de Per Olov Enquist

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Oh my, how to describe this book? Virtuosity, ambiguity, swirl of impressions, constantly folding back on itself and retelling from different angles, Enquist is the antistoryteller… To a much greater extent than Lewi’s Journey and The Visit of the Royal Physician, this book steps out of chronology to follow the narrator’s thought patterns, sometimes random, sometimes organized, always emotional. Based on elements of the real life story of Marie Curie but also wildly imaginative. IMHO, a masterpiece.

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Blanche et Marie, est un récit basé sur la vie de Marie Curie et Blanche Wittman, une patiente du docteur Jean-Martin Charcot à l’hôpital de La Salpêtrière à Paris, hôpital célèbre pour avoir été un asile de femmes. Enquist fait également de Wittman une assistance de Marie Curie (aucune preuve historique à l’appui selon sources consultées sur Internet).

Le récit est structuré en trois sections qui correspondent à trois livrets rédigés par Blanche Wittman, le jaune, le rouge et le noir, des journaux intimes dont la plupart des entrées commencent par une question qu’essaie d’élucider Blanche. Elle essaie, bizarrement d’y relier la signification de l’amour avec la radioactivité. Les chassés-croisés du récit incluent l’histoire du docteur Charcot et ses recherches sur l’hystérie et l’hypnose, la progression des recherches de Marie Curie, la mort accidentelle de Pierre Curie, et la relation scandaleuse de Marie Curie avec un autre physicien après la mort de son mari.

Ce roman n’est de toute évidence pas un documentaire et le narrateur en fait état à la page 45 : « Voilà toute l’histoire, en un résumé bref et mensonger. » Quelle donc la part du mensonge dans cette histoire? Est-ce les personnages mentent, ou bien est-ce le narrateur? Est-ce que la source supposée du point de vue de Blanche, les trois carnets, un tissus de mensonges? Quand on considère qu’ils sont un journal intime, un document dans lequel en principe on ne ment pas sinon pour mentir à soi-même, où est le mensonge?

Le style particulier d’Enquist, avec les multiples retours au même moment, les phrase tronquées aux multiples points d’exclamation qui donnent un rythme frénétique au texte, est le même qu’on retrouve dans les deux autres livres que j’ai lu. Absolument fascinant!  Je viens de commander le premier volume des œuvres romanesques d’Enquist et une autobiographie, que j’ai vraiment hâte de lire.

 Référence

Enquist, Per Olov, Blanche et Marie, Babel, 2006. (publié en suédois en 2004)

Autres ressources :

http://www.complete-review.com/reviews/enquistp/blanche.htm

http://www.swedishbookreview.com/2004-s.php

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  1. Pingback: Per Olov Enquist, Une autre vie (Ett annat liv) « Sylvie's World is a Library

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